Achat des Saguenéens de Chicoutimi

Guy Carbonneau se montre intéressé

par Stéphane Bégin

--------------------------------------------------------------------------------

DALLAS (SB) - L'ancien porte-couleurs des Saguenénens de Chicoutimi, Guy Carbonneau, ne dirait pas non à la possibilité de devenir éventuellement propriétaire de la franchise chicoutimienne de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Joint à son domicile de Dallas, au Texas, par le représentant du Quotidien, le numéro 21 des Stars de Dallas pourrait étudier sérieusement la possibilité d'être à la tête de l'équipe, si l'opportunité devait se présenter.

«De plus en plus, nous voyons des joueurs de la LNH ou d'anciens se porter acquéreurs d'une équipe junior. Il y a Patrick Roy (Remparts de Québec), de même que Serge Savard (Rocket de Montréal) qui ont prêté leur nom.

«Ca fait quelques années que je pense à cette possibilité. Depuis quatre ou cinq ans, j'ai eu des discussions avec des proches à cet effet», précise Guy Carbonneau.

Ce dernier avoue qu'il avait fait des démarches pour acquérir les Saguenéens de Chicoutimi il y a trois ans. Mais il n'avait pas été en mesure de convaincre les propriétaires Yvon Bouchard, Benoit Boulianne et Marc Tremblay de lui laisser l'équipe.

«En ce qui me concerne, je ne dirais pas non. Je pourrais analyser la situation. Mais pour acheter, il faut qu'un produit soit à vendre. Si tel est le cas, je pourrais sérieusement analyser la question à la fin de la saison», de dire Guy Carbonneau.

«Il y a trois ans, il y a eu des discussions afin d'acheter les Saguenéens de Chicoutimi. Mais les propriétaires de ce moment n'ont pas voulu vendre l'équipe», indique l'ancien capitaine du Canadien de Montréal.

Originaire de Sept-Iles, Carbonneau a connu d'excellentes saisons avec les Sags à la fin des années 70, au point où il s'est attaché à la ville. Il a épousé Lyne Boivin, une fille de Chicoutimi.

Parmi les autres anciens des Sags qui font leur marque dans la LNH, le gardien Marc Denis ne dit pas non à la possibilité de prêter son nom aux Saguenéens, mais il n'y pense pas pour l'instant.

«Je ne pourrais pas dire oui immédiatement, étant donné que je ne peux pas spéculer sur ma situation financière pour les années à venir.

«Cela ne m'empêche pas de trouver la situation désolante à Chicoutimi. Je suis toujours attaché à cette ville, surtout que j'ai connu trois bonnes saisons de hockey. C'est dur à croire qu'il y a à peine 600 personnes, alors que j'ai connu des foules de 2000 et 2500 amateurs», note Marc Denis, dont l'amie de coeur, Marie-Josée Gagnon, est native de Chicoutimi.

Courteau analyse

Par ailleurs, le président de la LHJMQ, Gilles Courteau n'a pas encore pris de décision sur une éventuelle enquête sur les rumeurs concernant les Saguenéens et le Titan d'Acadie-Bathurst.

Plus est, il n'écarte pas la possibilité de mettre l'équipe sous tutelle, car il n'aime vraiment pas ce qu'il voit à l'heure actuelle au centre Georges-Vézina de Chicoutimi.

D'ici la fin de la semaine, Gilles Courteau devrait avoir rendu sa décision quant à la tenue ou non d'une enquête sur la mégatransaction de décembre 1998 entre les Sags et le Titan.

Le Quotidien, 27 Octobre 1999


Retour