Marc Tremblay veut poursuivre l'aventure
Par Éric Emond
Les raisons pour abandonner seraient pourtant nombreuses: les estrades sont vides, l'équipe a de la difficulté sur la glace, les déficits s'accumulent et la critique arrive de tous les côtés. Malgré tout, Marc Tremblay soutient avoir toujours le goût de poursuivre l'aventure à la barre des Saguenéens.
L'homme d'affaires qui en est à une huitième saison à titre de président du club a confirmé cette semaine que le déficit des Sags pour la saison 1998-1999 se chiffrait à 180 000 $. On parle d'environ 300 000 $ lorsqu'on additionne la saison précédente.
«C'est sans doute pour cette raison qu'il y a eu plusieurs propriétaires avant mon arrivée», lance Marc Tremblay.
Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on fait face à un tel déficit? Marc Tremblay soutient avoir pris son chéquier pour combler le trou. On a beau avoir les moyens, 300 000 $, c'est beaucoup d'argent.
«C'est pour cette raison que la présente saison sera importante pour moi. Si nous connaissons une autre année déficitaire comme les deux dernières, je devrai réfléchir.»
Difficile
Marc Tremblay soutient qu'il est maintenant presque impossible de faire de l'argent avec une équipe de la LHJMQ.
«Sous la pression de certains clubs comme Québec et Halifax, la ligue adopte de plus en plus une structure qui ressemble à celle de la LNH. Tout cela coûte pas mal d'argent. Leas Sags doivent payer 815 $ à la ligue à toutes les fois qu'on présente un match. Ca veut dire que l'argent que nous amène les 150 premiers spectateurs sert à payer cette facture.»
Malgré tout, Marc Tremblay soutient avoir toujours le goût d'assurer la direction des Sags.
«J'ai été beaucoup critiqué au cours des dernières années, notamment avec l'histoire des billets donnés. Plusieurs me disaient que nous avions besoin d'un directeur-gérant à temps plein. Je pense que l'arrivée de Gilles Côté est un pas dans la bonne direction.
«Déjà, on peut dire que ca va mieux du côté des revenus. Il faut cependant que le club connaisse une bonne saison et que les spectateurs viennent au centre Georges-Vézina.»
Malgré cela, Marc Tremblay ne doute pas de l'avenir du hockey junior à Chicoutimi.
«Le Club n'est pas en danger. Lorsque Marc Tremblay ne sera plus là, l'équipe va continuer.
«Nous sommes encore capables d'avoir une équipe compétitive et les spectateurs reviendront si nous gagnons. Personnellement, je n'ai pas réfléchi à mon avenir, mais un déficit de 180 000 $, ca fait mal.»
Le Réveil à Chicoutimi, 3 Octobre 1999.