«Si je fais bien, je vais jouer plus souvent»
Dannel apprend avec Rémi Bergeron
par Stéphane Bégin
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CHICOUTIMI (SB) - Parce qu'il s'est amusé à garder les buts dans la rue à l'âge de 9 ou 10 ans, le Montréalais Olivier Dannel a décidé de continuer à s'amuser avec le lourd équipement sur la glace. Troisième choix des Saguenéens de Chicoutimi, au repêchage de 1999 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le jeune homme de 16 ans (il aura 17 ans sous peu) aime bien l'expérience qu'il vit présentement comme second du vétéran Rémi Bergeron.
S'il a joué son hockey pee-wee pour s'amuser, il n'a commencé à ressentir la pression de la victoire qu'à son arrivée au bantam AA. Il a gravi les échelons jusqu'à atteindre le junior majeur.
Et dimanche soir, il a eu droit à son véritable baptême de feu en entreprenant un premier match dans la LHJMQ. Malheureusement pour lui, l'expérience fut de courte durée.
«J'avais été dans le filet durant deux minutes (contre Baie-Comeau), le temps d'accorder trois filets, raconte Dannel. Je n'étais pas tout à fait préparer à sauter dans la mêlée.
«Mais j'ai bien aimé la façon dont je suis ressorti à Rimouski. J'ai été battu trois fois, mais à deux occasions sur des échappées (face à Brad Richards). J'aurais pu être plus patient sur les jeux, mais j'ai fait de mon mieux», de dire le jeune gardien de but.
Mais pour le produit du Canadien de Montréal-Bourassa, l'expérience a été de courte durée. Un tir frappé l'a atteint au visage et il est ressorti de la glace avec quelques dents en moins.
«C'est dommage pour les dents, mais ce qui est fâchant, ce fut de quitter le match. C'était seulement 3-1 et je sentais que je pouvais aider l'équipe. J'aurais voulu revenir pour donner un coup de main», mentionne le gardien qui fait près de 6 pieds et 3 pouces et pèse 200 livres.
Pas de pression
Dannel arrive dans une organisation riche en formation de gardiens de but. Dans le passé, les Saguenéens ont connu leur part de gardiens de talent. Il suffit de penser aux Daniel Berthiaume, Jimmy Waite, Félix Potvin, Eric Fichaud et Marc Denis, qui ont porté l'uniforme bleu et blanc des Sags au fil des 15 dernières années.
Personne ne sait encore si le jeune Montréalais va suivre les traces de ces gardiens de but, qui ont tous atteint la Ligue nationale de hockey. Et le principal intéressé n'a pas l'intention de se mettre de la pression supplémentaire sur les épaules.
«Et ce n'est d'ailleurs pas de la pression de plus sur mes épaules. Je ne veux pas garder les buts des Sags uniquement pour faire plaisir à ces anciens joueurs..
«Je le fais pour mon plaisir. Je le fais parce que c'est une fierté pour moi de porter le chandail des Sags et je le fais pour mes coéquipiers, pour réaliser les objectifs de l'équipe. Ce que je veux, c'est de bien faire lorsque l'on fait appel à mes services. Et tant mieux si je suis les mêmes traces qu'eux», avoue Dannel.
Quant à son utilisation en 1999-2000, celui-ci ne sait pas vraiment à quoi s'en tenir. Ou du moins, il ne s'est pas vraiment fixé d'objectifs.
ll sait que les Sags ont confiance en lui pour l'avenir, car ils ont échangé Yan Collin aux Remparts de Québec avant le début de la saison.
«Je crois que le nombre de matches que je vais faire va être relié à mes performances. Si je fais bien, je vais jouer plus souvent.
«Mais en attendant, j'apprends de Rémi. Je le respecte beaucoup. Il me donne de petits conseils. Ca va bien et je suis content», de dire Olivier Dannel.
Le Quotidien, 21 septembre 1999.