Bilan audité de la saison 1998-99
Les Saguenéens déclarent un déficit de 180 000 $
Par Stéphane Bégin
Chicoutimi (SB) - Dans leur bilan audité de la saison 1998-99, les Saguenéens de Chicoutimi ont terminé l'exercice financier avec un manque à gagner de 180 000 $ sur le budget annuel d'environ 600 000 $.
Le propriétaire majoritaire des Sags, Marc Tremblay, a procédé au dépôt annuel du bilan audité auprès de la municipalité de Chicoutimi, comme le stipule une réglementation de la ville.
«Ce n'est pas ce que j'avais prévu en début de saison 1998-99, lance Marc Tremblay, mais je savais que ca pouvait ressembler à cela une fois la saison terminée. Je ne suis pas vraiment surpris.
«J'ai pris mes responsabilités et j'ai absorbé le déficit de la dernière année. Il ne faut pas oublier que nous avons connu une saison difficile sur la glace et qu'il n'y a pas eu grand monde dans les estrades. En plus, nous n'avons pas participé aux séries éliminatoires, se souvient Marc Tremblay.
En fait, seulement 56 018 spectateurs ont assisté aux 35 rencontres locales des Sags. Cette statistique ne dit pas si tout ce monde avait payé son billet d'entrée.
Au cours des deux dernières années, les Sags, selon les chiffre fournis, mais qui n'incluent pas les revenus et profits des concessions de restaurants et de bars, on perdu près de 300 000 $. A la perte de 180 000 $, on ajoute un autre déficit en 1997-98 de 105 000 $.
«Diverses situations ont mené à cette conclusion. Des situations ont causé des dépenses supplémentaires, comme le changement d'entraîneurs l'an dernier. Cela a occasionné des dépenses de plus. «Quant aux revenus, ils n'ont pas été extraordinaires. Nous n'avons pas obtenu tout ce que nous voulions. On arrive à contrôler nos dépenses, mais c'est plus difficile quant aux revenus», de dire Marc Tremblay.
Ce dernier avoue que l'arrivée du directeur général et co-propriétaire, Gilles Côté, s'explique donc assez facilement. Marc Tremblay avait besoin d'une aide supplémentaire pour amener des revenus de plus.
«Le déficit des deux dernières années explique l'arrivée d'un nouvel actionnaire. Il aidera à corriger certaines lacunes et même à aller chercher des revenus supplémentaires», indique Marc Tremblay.
Au fil des huit dernières années, depuis le temps où il est associé aux Saguenéens de Chicoutimi, Marc Tremblay précise que la situation financière de l'équipe lui a permis de s'en tirer sans perte et sans profit.
Mais c'était, selon ses dires, avant les deux dernières saisons où les déficits ont atteint près de 300 000 $.
«Avant le dépôt du bilan audité de 1997-98, on avait un petit surplus d'environ 40 000 $. Mais il a fallu absorber une perte de près de 65 000 $, qui s'ajoute à celle de la dernière saison.
Et l'impôt
Et comme si cela n'était pas suffisant, Marc Tremblay doit aussi s'expliquer devant les représentants de Revenu Québec, qui réclament aux dirigeants et anciens entraîneurs de l'équipe des impôts d'environ 150 000 $.
«Il est vrai que l'impôt nous réclame certains montants d'argent, mais c'est une question d'interprétation. Nous ne sommes pas en accord avec les sommes réclamées.
«Ils ont décidé de reculer de cinq ou six années. Les gens de Revenu Québec contestent des dépenses, des bonis accordés au joueurs et le système des pensions.
«Nous ne sommes pas d'accord et nous contestons. Je vais défendre la situation de nos anciens entraîneurs Gaston Drapeau, Réal Paiement et Christian LaRue, car ils ont eu des dépenses de recrutement, d'analyse de matches des autres formations, etc.», ajoute Marc Tremblay.
Le Quotidien, 30 Septembre 1999.