Pas question de tutelle
«Les Sags sont en règle avec nous» -Gilles Courteau
par Stéphane Bégin
--------------------------------------------------------------------------------
CHICOUTIMI (SB) - «Il n'est pas question de mettre les Saguenéens de Chicoutimi sous tutelle. Oui la possibilité existe, mais aucune mise en tutelle ne se fera à l'heure actuelle.» Le président de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, a quelque peu rectifié, hier, l'affirmation lancée par une station de télévision de Chicoutimi sur la possibilité d'une tutelle à Chicoutimi.
Au cours d'un entretien téléphonique de son bureau de Longueuil, Gilles Courteau a mentionné qu'il n'avait pas, pour l'instant, quoi que ce soit à reprocher à l'organisation des Saguenéens de Chicoutimi, qui pourrait justifier une telle décision.
«On a déjà mis des équipes sous tutelle dans la ligue. Ce fut le cas des Wildcats de Moncton et des Harfangs de Beauport. Ces deux formations avaient de la difficulté à rencontrer les comptes payables. La ligue a alors pris l'équipe sous son aile pour assurer la continuité de ses activités et maintenir le personnel en place.
«Mais à Chicoutimi, ce n'est pas le cas. Jusqu'à présent, les dirigeants des Saguenéens sont en règle, au plan financier, avec la ligue. A Chicoutimi, l'équipe n'a aucune dette envers notre circuit. Donc pas question de mise en tutelle», de noter Gilles Courteau.
Pas de décision
Le président de la LHJMQ s'est aussi informé de l'humeur des membres de l'entourage des Saguenéens de Chicoutimi, sachant sans aucun doute que la situation ne devait pas être facile à vivre.
Gilles Courteau n'a toujours pas décidé s'il avait l'intention d'enquêter ou non sur les allégations voulant que Marc Tremblay aurait accepté de l'argent dans la méga transaction avec le Titan d'Acadie-Bathurst et sur la possibilité que Léo-Guy Morissette, du Titan, serait le véritable dirigeant de la formation chicoutimienne.
«En ce qui concerne la possibilité d'une enquête, je n'ai toujours pas rendu ma décision finale. Il me manque encore quelques réponses à mes questions avant de dire si j'irai plus loin ou non dans le dossier.
«Mais d'ici dimanche, on saura davantage où l'on va dans cette affaire», de résumer Gilles Courteau.
Le Quotidien, 28 Octobre 1999